
Le Gouvernement provincial du Nord-Kivu, mis en congé depuis l’instauration de l’état de siège, a adressé une correspondance officielle au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières à Kinshasa, afin de réclamer le paiement de ses arriérés de salaires ainsi que d’autres avantages sociaux.
Dans cette lettre, signée par la Vice-gouverneure en congé, Marie-Lumoo Kahombo, les membres du gouvernement civil dénoncent la suspension de leurs rémunérations, intervenue sous l’autorité de l’actuel gouverneur militaire de la province. Ils estiment que cette situation les place dans une précarité prolongée, alors même qu’ils restent légalement liés à l’administration publique.
Selon la correspondance, ces anciens animateurs des institutions provinciales affirment ne jamais avoir été formellement désengagés de leurs fonctions, malgré la mise en veille des institutions civiles consécutive à la proclamation de l’état de siège en mai 2021. Ils revendiquent ainsi le rétablissement de leurs droits administratifs et financiers, conformément aux textes en vigueur.
Les signataires sollicitent l’implication du gouvernement central afin de régulariser leur situation, évoquant le respect des engagements de l’État envers ses agents publics. Ils plaident pour une solution rapide, susceptible d’apaiser les tensions et de restaurer l’équité au sein de l’administration provinciale.
Pour rappel, l’état de siège décrété dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a conduit à la suspension des institutions civiles, remplacées par une administration militaire dans le but de faire face à l’insécurité persistante dans l’est du pays.
Cette démarche relance le débat sur la gestion administrative et sociale des anciens responsables provinciaux, près de cinq ans après l’entrée en vigueur de cette mesure exceptionnelle.
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