La promotion de la cohésion sociale et interethnique entre les différentes communautés vivant en Ituri est présentée comme une voie essentielle pour parvenir à une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué consulté mardi par l’ACP, Jonas Kasimba, notable du Nord-Kivu et acteur politique, invite les différentes communautés à dépasser les clivages liés à l’appartenance provinciale et à privilégier le dialogue ainsi que la concertation permanente.
« J’estime qu’il est impératif de dépasser les débats sur l’appartenance provinciale pour privilégier la cohésion sociale interethnique, condition essentielle à l’instauration d’une paix durable dans l’Est du pays », a-t-il déclaré.
Pour Jonas Kasimba, l’histoire des peuples de cette partie du pays témoigne de liens anciens et profonds entre les communautés. Il rappelle notamment que le Nord-Kivu et l’Ituri ont constitué une même province entre 1913 et 1933.
Cette réalité historique, poursuit-il, serait également illustrée par les alliances matrimoniales établies au fil des générations entre les Nande et plusieurs communautés de l’Ituri, notamment les Hema, Lendu, Kakwa, Boa, Bira, Bali et Lugbwara.
« Ces liens perdurent aujourd’hui à travers une descendance commune », souligne le notable du Nord-Kivu.
Face aux défis sécuritaires et sociaux qui affectent la région, Jonas Kasimba appelle ainsi à l’apaisement, au dialogue et à la concertation régulière entre les communautés, afin de prévenir les incompréhensions et de consolider la coexistence pacifique.
Il estime enfin que les liens historiques entre le Nord-Kivu et l’Ituri constituent un socle pouvant favoriser une dynamique de rapprochement entre leurs populations, qu’il présente comme appartenant à une communauté historiquement liée.
Rédaction
