
Le député national Baliesima Kadukima Albert alerte les autorités de Kinshasa sur une situation jugée préoccupante dans le territoire de Beni, en province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon cet élu national, des informations fiables font état d’une menace imminente d’expropriation et de déguerpissement des populations vivant dans les localités de Nobili, Nsungu et Kahondo, des villages situés le long de la frontière entre la RDC et l’Ouganda.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile, marqué par une guerre persistante dans l’Est du pays.
Pour l’honorable Baliesima Kadukima Albert, ces entités revêtent une importance stratégique majeure. Toute tentative de déplacement forcé des populations dans cette zone frontalière pourrait, selon lui, aggraver l’instabilité, compromettre la cohésion sociale et porter atteinte à la souveraineté nationale.
Le député national affirme également craindre l’existence de manœuvres visant à installer des populations d’origine non clairement identifiée dans ces localités, au détriment des communautés autochtones qui occupent ces terres de manière légale et ancestrale.
Face à cette situation, il a saisi officiellement le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Son Excellence Muhindo Nzangi, afin de lui faire part de ses préoccupations et de solliciter des mesures urgentes pour la protection des populations concernées.
L’élu de Beni appelle les autorités compétentes à clarifier la situation foncière dans ces villages, à mettre fin à toute tentative d’expropriation illégale et à renforcer la protection des citoyens, en particulier dans les zones frontalières affectées par l’insécurité.
Selon ce représentant du peuple, les habitants de Nobili, Nsungu et Kahondo vivent actuellement dans une grande inquiétude, redoutant la perte de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, alors qu’ils sont déjà éprouvés par l’insécurité et l’instabilité chronique.
Rédaction
