
La forte baisse du prix du café observée dans le secteur Ruwenzori, en territoire de Beni (Nord-Kivu), suscite de vives inquiétudes chez les producteurs. L’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), à travers son secteur de Beni, partage cette préoccupation et appelle les cultivateurs à améliorer la qualité de leur production afin de redresser la situation.
Selon l’ingénieur Meni Florent, responsable du service agronomique de l’ONAPAC secteur de Beni, cette chute des prix est principalement liée à l’abandon des bonnes pratiques agricoles ainsi qu’au non-respect des techniques de récolte, de traitement et de préparation du café.
Il encourage les producteurs indépendants à adhérer aux coopératives agricoles afin de bénéficier régulièrement des formations sur les bonnes pratiques culturales, les techniques de récolte et les méthodes de post-récolte. À l’en croire, la qualité du café demeure le principal facteur déterminant de son prix sur le marché.
Le responsable agronomique souligne également que la directrice cheffe de secteur de l’ONAPAC Beni poursuit son engagement en faveur du bien-être des producteurs ainsi que de tous les acteurs intervenant dans la filière café-cacao. L’institution multiplie les actions de sensibilisation pour promouvoir une production répondant aux normes de qualité exigées.
L’ingénieur Meni Florent exhorte enfin les caféiculteurs à respecter les standards requis lors de la récolte et du traitement du café. Selon lui, seule une amélioration de la qualité permettra aux producteurs d’obtenir une meilleure rémunération sur les marchés.
Le responsable du service agronomique de l’ONAPAC secteur de Beni dénonce également la recrudescence des vols de produits agricoles, notamment du café et du cacao, dans plusieurs zones de production. Selon lui, ces actes sont parfois facilités par des réseaux de fraude qui achètent et écoulent des cafés issus de récoltes non conformes ou acquis illicitement, en dehors des circuits réglementaires. Il estime que ces pratiques nuisent à la qualité des produits agricoles congolais, portent préjudice aux producteurs respectueux des normes et contribuent à la déstabilisation du marché du café dans le secteur Ruwenzori.
Pour rappel, la mesurette de café est passée de 3 500 francs congolais lors de la saison précédente à seulement 1 500 francs congolais cette année, soit une baisse de plus de 57 %. Cette situation fragilise considérablement les revenus des ménages vivant de la caféiculture dans le secteur Ruwenzori, en territoire de Beni.
Rédaction
