
La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu reste profondément préoccupante, malgré une accalmie apparente observée sur certaines lignes de front. Dans plusieurs territoires, notamment Lubero, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, une partie de Walikale ainsi que la ville de Goma, la présence des rebelles du M23 demeure une réalité alarmante.
Dans une tribune, Bravo Vukulu met en garde contre une lecture trop optimiste de la situation. Selon lui, cette accalmie pourrait dissimuler une réorganisation stratégique des groupes armés, dans un contexte où les attaques des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent d’endeuiller les populations civiles.
Cette situation soulève une question cruciale : s’agit-il d’un véritable signe d’apaisement ou d’une simple pause tactique dans un conflit toujours actif ? Sur le terrain, les populations restent exposées, tandis que l’insécurité persiste dans plusieurs zones rurales et périurbaines.
Face à ces défis, les autorités militaires et politiques sont appelées à assumer pleinement leurs responsabilités. Malgré les efforts diplomatiques en cours, notamment avec l’appui de Organisation des Nations unies et de la Communauté d’Afrique de l’Est, les résultats concrets tardent à se faire sentir. La sécurisation des populations, la neutralisation des groupes armés et la reconquête des zones occupées restent des priorités urgentes.
Dans ce contexte, les forces de défense et de sécurité sont invitées à intensifier leurs opérations afin de restaurer l’autorité de l’État. Par ailleurs, les responsables politiques, en particulier les élus, sont exhortés à placer la question sécuritaire au cœur de leur action.
Les groupes d’autodéfense dits « Wazalendo », engagés dans la défense de l’intégrité territoriale, sont également appelés à agir avec discipline et sens du devoir patriotique. La reconquête des localités encore sous emprise rebelle — de Kipese à Bunagana, en passant par Kanyabayonga, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Goma, Bukavu et Kavumu — demeure une priorité stratégique.
Plus que jamais, conclut Bravo Vukulu, une mobilisation collective s’impose pour mettre fin à l’insécurité et rétablir durablement la paix dans la province du Nord-Kivu.
Rédaction
