
À Kasindi-Lubiriha, l’Association congolaise des commissionnaires agréés en douane (ACCAD) rejette toute responsabilité dans les tensions observées ces derniers jours autour de la Commission nationale de prévention routière (CNPR).
Contacté à ce sujet, l’un des responsables de l’ACCAD affirme que l’association n’a jamais perçu les recettes de la CNPR. Son rôle, précise-t-il, consiste plutôt à assurer l’encadrement et la supervision de la perception des recettes effectuée par les agents de la province du Nord-Kivu au niveau des entrepôts.
Selon cette source, les agents provinciaux chargés de la perception des recettes liées au passage routier effectuent ces opérations au sein des entrepôts, sous l’encadrement et la supervision de l’ACCAD.
C’est notamment grâce à ce dispositif de contrôle et de supervision que la CNPR a pu enregistrer une importante hausse de ses recettes.
En l’espace de cinq jours seulement, plus de 13 500 dollars américains ont ainsi été perçus et reversés au profit de la CNPR, affirme ce responsable de l’ACCAD.
Il estime que cette performance contraste avec les montants qui étaient auparavant enregistrés au niveau local.
« La CNPR avait du mal à atteindre 5 000 dollars », affirme-t-il, estimant que cet écart mérite d’être examiné afin de comprendre les raisons de la faiblesse des recettes précédemment déclarées.
Le responsable de l’ACCAD soupçonne ainsi certains chefs de postes et agents locaux de la CNPR d’avoir, dans le passé, retenu une partie des recettes ou communiqué des montants ne correspondant pas aux sommes réellement perçues.
L’ACCAD appelle le responsable provincial de la CNPR à diligenter une enquête afin d’établir les faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et de prendre les mesures qui s’imposeraient.
L’association insiste sur le fait que son intervention ne vise pas à se substituer aux services chargés de la perception des recettes. Elle affirme plutôt accompagner et superviser le processus afin de garantir une meilleure traçabilité des fonds publics.
Pour l’ACCAD, l’objectif est de contribuer à la maximisation des recettes de l’État et de faire en sorte que les sommes réellement perçues soient intégralement retracées et reversées dans les comptes de la CNPR.
L’association estime donc que les tensions actuelles ne devraient pas être interprétées comme une conséquence de son intervention, mais comme une situation nécessitant davantage de transparence et de contrôle dans la gestion des recettes publiques au Nord-Kivu.
Rédaction
