À quelques jours de la rentrée scolaire, la vente obligatoire des uniformes, cahiers et chaussures dans certaines écoles de Beni continue de susciter l’indignation de plusieurs parents.
Selon des témoignages recueillis par notre rédaction, certains établissements conditionneraient l’inscription des élèves à l’achat préalable de fournitures scolaires dans leurs propres magasins. Une pratique pourtant interdite par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.
Des parents dénoncent ce qu’ils considèrent comme un commerce imposé, qui alourdit davantage les dépenses liées à la rentrée scolaire.
Intervenant sur cette question, le chef de bureau du Service urbain de l’Économie de Beni rappelle que la vente obligatoire des fournitures scolaires est prohibée. Il annonce, par ailleurs, le déploiement prochain d’équipes de contrôle dans les établissements scolaires afin d’identifier les écoles qui ne respectent pas cette mesure.
Ismaël Amiri met ainsi en garde les établissements qui continueraient à imposer l’achat des uniformes, cahiers ou chaussures comme condition d’inscription.
Du côté de certaines écoles privées, cette pratique est toutefois justifiée par le souci de garantir l’uniformité de la tenue scolaire et d’éviter les différences de couleurs ou de modèles entre les élèves.
Pour les parents, cette justification ne devrait cependant pas servir de prétexte à imposer des achats auprès d’un établissement scolaire.
La Sous-division de l’Éducation nationale à Beni n’a, pour sa part, pas souhaité commenter cette situation, pourtant dénoncée depuis plusieurs années.
Les contrôles annoncés par le Service urbain de l’Économie sont donc attendus pour déterminer l’ampleur de la pratique et, surtout, faire respecter l’interdiction de la vente forcée des fournitures scolaires.
Rédaction
