
La question de l’accès à l’électricité continue de préoccuper les élus nationaux en République démocratique du Congo. Ce mercredi 13 mai 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Teddy Lwamba Muba, a présenté devant l’Assemblée nationale un état des lieux du secteur énergétique, à la suite d’une question orale avec débat initiée par la députée Adèle Bazizane Maheshe.
Au cours de son intervention, le ministre a indiqué que le taux d’accès à l’électricité en RDC est actuellement évalué à 21,5 % sur l’ensemble du territoire national. Un chiffre jugé encore très faible au regard des besoins de la population et des ambitions de développement du pays.
Le gouvernement souligne toutefois une amélioration par rapport aux années précédentes. Selon le ministre, ce taux était estimé à 9 % au début du mandat du président Félix Tshisekedi.
Malgré l’immense potentiel énergétique de la RDC, notamment dans l’hydroélectricité, plusieurs difficultés continuent de freiner le secteur. Le ministre a expliqué que sur une capacité installée de 2 580 MW en hydroélectricité et 33 MW en solaire, seule une partie est réellement exploitée, en raison notamment du vieillissement des infrastructures de production et de distribution.
Le manque de financement constitue également un obstacle majeur. Le secteur de l’électricité ne bénéficie que d’une faible part du budget national, ce qui limite la réalisation des projets de modernisation et d’extension du réseau.
Devant les députés, le ministre a plaidé pour davantage d’investissements afin d’accélérer les réformes et de renforcer les capacités énergétiques du pays. Le gouvernement mise notamment sur la réhabilitation des installations existantes ainsi que sur le développement du projet Inga III, considéré comme stratégique pour l’avenir énergétique de la RDC.
De son côté, Adèle Bazizane Maheshe a insisté sur la nécessité d’apporter des solutions concrètes à la population, estimant que l’accès à l’électricité demeure un enjeu central pour le développement économique et social du pays.
Le ministre a finalement demandé un délai supplémentaire de 48 heures afin de fournir des réponses détaillées aux préoccupations soulevées par les députés.
Rédaction
