
Face à la persistance des violences perpétrées par les rebelles ADF dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a été auditionné ce lundi 1er juin par la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale.
La séance, dirigée par le président de la commission, le député national Rubens Mikindo, a permis aux élus nationaux d’interroger le membre du gouvernement sur plusieurs dossiers sécuritaires majeurs. Parmi les sujets abordés figuraient l’accord de coopération militaire entre la RDC et la République centrafricaine, la surveillance des frontières, la présence des éleveurs Mbororo sur le territoire national, les activités de la LRA ainsi que la situation sécuritaire préoccupante dans les zones touchées par les attaques des ADF, notamment à Beni et Mambasa.

Cette audition s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire exercé par la Commission Défense et Sécurité afin de s’assurer de l’efficacité des stratégies mises en œuvre pour défendre l’intégrité du territoire national et garantir la protection des populations civiles.
Au cours des échanges, le ministre de la Défense a fourni plusieurs éclaircissements aux préoccupations soulevées par les députés. Toutefois, certaines questions nécessitant des informations techniques complémentaires feront l’objet de réponses écrites qui seront transmises ultérieurement à la commission.
À travers cette démarche, le Parlement entend renforcer son suivi des politiques sécuritaires tandis que le gouvernement réaffirme sa volonté de collaborer avec la représentation nationale sur les questions liées à la défense et à la sécurité.

Le député national Nzanzu Kasivita Carly, élu de Beni et vice-président de la Commission Défense et Sécurité, a également pris part à cette séance de travail consacrée aux défis sécuritaires auxquels fait face le pays.
Cette audition intervient alors que les populations de Beni et de Mambasa continuent d’être confrontées à des attaques meurtrières attribuées aux ADF, alimentant les appels à un renforcement des dispositifs sécuritaires dans cette partie de l’Est de la RDC.
Rédaction
